« Winter is coming » : comment l'écologie est sortie des radars de l'exécutifL'image a marqué les esprits, mais pas tous pour les mêmes raisons. Le 26 janvier 2024, debout derrière une botte de foin, Gabriel Attal égraine ses solutions pour l'agriculture. En l'écoutant, les défenseurs de l'environnement manquent de s'étrangler : recul sur la taxation du gazole non routier, sur les recours en justice, sur les jachères, charge (déjà) contre l'Office français de la biodiversité (OFB)… Pour la plupart des partisans d'une transition écologique ambitieuse, cette scène symbolise une véritable rupture. Jusque-là, l'écologie semble avoir le vent en poupe. L'accord de Paris de 2015 ou les grandes manifestations pour le climat de Greta Thunberg en 2019 ont entraîné un engouement pour le sujet, y compris au niveau politique. Après sa Convention citoyenne pour le climat, en 2019, Emmanuel Macron en a même fait un thème central de sa campagne de 2022, avec son fameux discours de Marseille et son slogan « Mon quinquennat sera écologique ou ne sera pas ». Un peu moins de trois ans plus tard, la déception est à la hauteur des attentes. Depuis les annonces de Gabriel Attal sur sa botte de foin, les reculs se sont multipliés.
Lire la suite dans l'article d'Anne Feitz