L'actualité en bref
Régulièrement, on vous regroupe le meilleur de l'information parue dans la presse suisse et internationale.
Des tribunes et opinions pour débattre des enjeux concernant la transition énergétique et écologique.
« En créant un espace de dialogue plus souple, associant dès l’amont les collectivités, les peuples autochtones et les acteurs économiques, la conférence esquisse un modèle complémentaire aux négociations onusiennes traditionnelles », estime Pierrette Rey, porte-parole du WWF Suisse.
« Les événements survenus en Espagne et à Berlin ne constituent pas de simples faits divers mais bien des avertissements : le réseau énergétique d’hier n’est pas à la hauteur pour répondre aux défis de demain », alerte Philippe Dogny, cet expert des énergies renouvelables au sein du groupe Eaton.
« Pour que la Suisse puisse garantir son indépendance numérique, elle doit trouver un équilibre entre puissance de calcul, énergie et durabilité », expliquent Bastien Girod et Marc Beierschoder, tous deux associés chez Deloitte Suisse.
« Malgré le développement des énergies renouvelables, notre pays ne produit pas plus d’électricité en hiver qu’il y a dix ans. C’est un signal d’alarme à prendre au sérieux », estime Lukas Federer, en charge du département Énergie, environnement, infrastructure et numérisation pour Economiesuisse.
« Pour agir efficacement, les entreprises ont besoin de visibilité. Or les données historiques ne suffisent plus à anticiper les crises futures, poussant les sociétés à s’appuyer sur de nouvelles approches scientifiques plus prospectives », explique Julien Boucher, cofondateur d’Earth Action.
« Les conflits ont replacé les marchés de l’énergie au centre de l’attention, avec un regain d’intérêt pour les énergies fossiles. Sur le long terme, les gagnants pourraient toutefois bien se trouver ailleurs », avertit Benedict Fatio, responsable du marché francophone de DNB Asset Management.
« Les solutions de flexibilité sont aujourd'hui incontournables. Elles se heurtent toutefois à une difficulté structurelle : leurs coûts diminuent plus rapidement que les règles du marché n’évoluent », explique Xavier Blot, professeur associé à emlyon business school.
« Malgré les attentes, les discussions de fond n’ont pas pu commencer faute de modalités de fonctionnement du panel. Or en l’absence d’une instance internationale dédiée, la régulation des polluants demeure fragmentée », s'inquiète Henri Klunge, ingénieur chimiste et fondateur d'Alcane Conseils.
« Un regard sur les chiffres illustre l’ampleur de la transformation et il ne s’agit pas de phénomènes de mode passagers, mais d’indicateurs d’un cycle d’investissement structurel », assure Christian Rom, gérant du fonds DNB Renewable Energy.
« Puisque notre part aux émissions mondiales de gaz à effet de serre n'est que d’un millième, nos efforts seraient condamnés à rester insignifiants. Cet argument exprime non pas un raisonnement logique, mais une attitude de défi et de déni », regrette René Longet, expert en développement durable.
Citant Nicholas Stern et son rapport sur l’économie du changement climatique, Dominique Bidou, l'auteur de « Recivilisation », rappelle que « l’action contre le réchauffement de la planète permet d’éviter des dépenses au moins cinq fois supérieures au coût initial ».
Soyons honnêtes un minimum avec nous-mêmes. Déplacer des milliers d’athlètes et de spectateurs vers une ou plusieurs régions du monde ne pourra jamais produire un bilan 100% vertueux et éco-friendly.