Le renouvelable offre sa revanche aux pays du Sud de l’Europe
Alors que les prix des énergies fossiles flambent, la facture s’avère moins salée en Espagne et au Portugal, deux pays en avance dans le déploiement des énergies renouvelables.
Des tribunes et opinions pour débattre des enjeux concernant la transition énergétique et écologique.
« Les conflits ont replacé les marchés de l’énergie au centre de l’attention, avec un regain d’intérêt pour les énergies fossiles. Sur le long terme, les gagnants pourraient toutefois bien se trouver ailleurs », avertit Benedict Fatio, responsable du marché francophone de DNB Asset Management.
« Les solutions de flexibilité sont aujourd'hui incontournables. Elles se heurtent toutefois à une difficulté structurelle : leurs coûts diminuent plus rapidement que les règles du marché n’évoluent », explique Xavier Blot, professeur associé à emlyon business school.
« Malgré les attentes, les discussions de fond n’ont pas pu commencer faute de modalités de fonctionnement du panel. Or en l’absence d’une instance internationale dédiée, la régulation des polluants demeure fragmentée », s'inquiète Henri Klunge, ingénieur chimiste et fondateur d'Alcane Conseils.
« Un regard sur les chiffres illustre l’ampleur de la transformation et il ne s’agit pas de phénomènes de mode passagers, mais d’indicateurs d’un cycle d’investissement structurel », assure Christian Rom, gérant du fonds DNB Renewable Energy.
« Puisque notre part aux émissions mondiales de gaz à effet de serre n'est que d’un millième, nos efforts seraient condamnés à rester insignifiants. Cet argument exprime non pas un raisonnement logique, mais une attitude de défi et de déni », regrette René Longet, expert en développement durable.
Citant Nicholas Stern et son rapport sur l’économie du changement climatique, Dominique Bidou, l'auteur de « Recivilisation », rappelle que « l’action contre le réchauffement de la planète permet d’éviter des dépenses au moins cinq fois supérieures au coût initial ».
Soyons honnêtes un minimum avec nous-mêmes. Déplacer des milliers d’athlètes et de spectateurs vers une ou plusieurs régions du monde ne pourra jamais produire un bilan 100% vertueux et éco-friendly.
« Refuser d’agir aujourd’hui, c’est accepter demain des coûts bien plus élevés — qu’il s’agisse de dommages climatiques, de dépendance énergétique ou de perte de prospérité », alerte Pierrette Rey, porte-parole du WWF Suisse.
« Si l’on veut réussir la transition énergétique, il faut aussi accepter de la financer. Cela suppose des règles claires et fiables, capables de garantir des incitations suffisantes à l’investissement », explique Michael Frank, directeur de l’AES.
« Lancée pour des motifs davantage électoralistes qu’écologiques, la revendication d’un fonds climat absorbant chaque année entre 5 et 10 milliards de francs apparaît inutile, absurde, coûteuse, centralisatrice et mal conçue », estime Pierre-Gabriel Bieri, responsable politique au Centre Patronal.
« Malgré quelques ralentissements observables, la transformation de nos systèmes énergétiques ne va pas s’arrêter, mais devra relever de nombreux nouveaux défis », explique Nicolas Charton, directeur général chez E-CUBE Strategy Consultants.
« La recevabilité de la plainte déposée par quatre pêcheurs indonésiens constitue une première réponse judiciaire à la hauteur de l’urgence climatique », estiment François de Cambiaire et Lydia Méziani, avocats chez de Cambiaire & Méziani Associés.