« La nouvelle logique pour le solaire consiste à maximiser l’autoconsommation »
Entretien avec Bryan Umana, cofondateur et COO de Solarsplit.
Des tribunes et opinions pour débattre des enjeux concernant la transition énergétique et écologique.
« Pour des millions de personnes actives dans les marchés émergents, la durabilité n’est pas un objectif ESG abstrait, elle est une question d’accès à l’énergie, de résilience économique et, souvent, de survie », rappelle Louiza Savchenko de MK Global Kapital.
« Alors que nos systèmes économiques sont remarquablement sophistiqués lorsqu’il s’agit de mesurer certaines formes de valeur, celle générée par un écosystème en bonne santé demeure largement absente des mécanismes ordinaires », regrette David French, CEO de My Drop In The Oceans.
« Au lieu de converger, les dimensions écologique, économique et sociale sont restées chacune dans leur silo respectif », regrette René Longet. L'auteur de « Planète Etat d’urgence, les réponses de la durabilité » appelle à activer de toute urgence cette dimension sociale de la durabilité.
« Nos décisions sont en réalité largement guidées par des automatismes, des émotions, des habitudes, des normes sociales et des représentations implicites du « succès » ou du « confort », explique Christian Petit, membre du bureau directeur de swisscleantech.
« Les risques climatiques doivent impérativement être prises en compte dans l’élaboration des futures politiques d’adaptation, afin que nous puissions tous être dûment protégés », affirme Adèle Thorens Goumaz.
« La transformation du système n’est pas un obstacle, mais une opportunité pour autant qu’elle donne aux fournisseurs d’électricité la liberté de s’imposer face à la concurrence sans étouffer sous les réglementations inutiles », rappelle Jan Flückiger, responsable des affaires publiques à l'AES.
« En créant un espace de dialogue plus souple, associant dès l’amont les collectivités, les peuples autochtones et les acteurs économiques, la conférence esquisse un modèle complémentaire aux négociations onusiennes traditionnelles », estime Pierrette Rey, porte-parole du WWF Suisse.
« Les événements survenus en Espagne et à Berlin ne constituent pas de simples faits divers mais bien des avertissements : le réseau énergétique d’hier n’est pas à la hauteur pour répondre aux défis de demain », alerte Philippe Dogny, cet expert des énergies renouvelables au sein du groupe Eaton.
« Pour que la Suisse puisse garantir son indépendance numérique, elle doit trouver un équilibre entre puissance de calcul, énergie et durabilité », expliquent Bastien Girod et Marc Beierschoder, tous deux associés chez Deloitte Suisse.
« Malgré le développement des énergies renouvelables, notre pays ne produit pas plus d’électricité en hiver qu’il y a dix ans. C’est un signal d’alarme à prendre au sérieux », estime Lukas Federer, en charge du département Énergie, environnement, infrastructure et numérisation pour Economiesuisse.
« Pour agir efficacement, les entreprises ont besoin de visibilité. Or les données historiques ne suffisent plus à anticiper les crises futures, poussant les sociétés à s’appuyer sur de nouvelles approches scientifiques plus prospectives », explique Julien Boucher, cofondateur d’Earth Action.
« Les conflits ont replacé les marchés de l’énergie au centre de l’attention, avec un regain d’intérêt pour les énergies fossiles. Sur le long terme, les gagnants pourraient toutefois bien se trouver ailleurs », avertit Benedict Fatio, responsable du marché francophone de DNB Asset Management.
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