L'actualité en bref
Régulièrement, on vous regroupe le meilleur de l'information parue dans la presse suisse et internationale.
Focus sur les initiatives et politiques énergétiques et écologiques suisses.
« Malgré le développement des énergies renouvelables, notre pays ne produit pas plus d’électricité en hiver qu’il y a dix ans. C’est un signal d’alarme à prendre au sérieux », estime Lukas Federer, en charge du département Énergie, environnement, infrastructure et numérisation pour Economiesuisse.
Selon Laurent Balsiger, « plus un politique est proche du terrain, plus il est même de saisir les problèmes et défis que posent le changement du climat ». Membre du Grand Conseil, il fut l'un des acteurs à l'origine de la nouvelle loi vaudoise sur l’énergie. Entretien
En baptisant leur première édition « Les parcs éoliens sortent de terre », les acteurs de la branche veulent afficher un certain optimisme malgré un contexte toujours compliqué pour la filière. Le point Benoist Guillard, président du Groupe romand pour l’énergie éolienne (GREE).
Alors que certaines régions de la planète ne sont désormais plus assurables, notre pays dispose d’un pool unique au monde dédié aux dommages climatiques. Les explications de Martin Steinauer, responsable des sinistres choses pour la Mobilière en Suisse romande.
« Puisque notre part aux émissions mondiales de gaz à effet de serre n'est que d’un millième, nos efforts seraient condamnés à rester insignifiants. Cet argument exprime non pas un raisonnement logique, mais une attitude de défi et de déni », regrette René Longet, expert en développement durable.
« L’abandon du projet d’usine d’hydrogène vert par Romande Energie illustre avant tout les difficultés conjoncturelles que traverse la filière hydrogène, particulièrement en Suisse, et, dans une moindre mesure, en Europe et aux États-Unis », regrette Simon Siggen pour la fondation Nomads.
S’appuyant sur une nouvelle méthodologie, Une étude récente entend corriger une lacune : le nombre insuffisant de preuves empiriques permettant d’établir un lien systématique entre les critères ESG et la performance financière dans l’immobilier.
« Refuser d’agir aujourd’hui, c’est accepter demain des coûts bien plus élevés — qu’il s’agisse de dommages climatiques, de dépendance énergétique ou de perte de prospérité », alerte Pierrette Rey, porte-parole du WWF Suisse.
« Si l’on veut réussir la transition énergétique, il faut aussi accepter de la financer. Cela suppose des règles claires et fiables, capables de garantir des incitations suffisantes à l’investissement », explique Michael Frank, directeur de l’AES.
Réagissant à une récente enquête menée par Comparis sur l'immobilier suisse, Sascha Nick, chercheur au Laboratoire d’économie environnementale et urbaine de l’EPFL, assure que « la Suisse ne souffre pas d’une pénurie de logements. »
« Lancée pour des motifs davantage électoralistes qu’écologiques, la revendication d’un fonds climat absorbant chaque année entre 5 et 10 milliards de francs apparaît inutile, absurde, coûteuse, centralisatrice et mal conçue », estime Pierre-Gabriel Bieri, responsable politique au Centre Patronal.
Avec son projet OPERA, le CSEM a cherché à améliorer la gestion énergétique des bâtiments résidentiels collectifs en coordonnant trois éléments : la production photovoltaïque, la pompe à chaleur et le système de distribution de chaleur (les vannes des radiateurs ou du chauffage au sol).