Fin novembre, une expertise mandatée par la Fondation Énergie affirme que la centrale nucléaire de Gösgen serait affectée par une faille sécuritaire depuis sa mise en service, en 1979. Le point avec le professeur Andreas Pautz et le chercheur Mathieu Hursin, deux spécialiste actifs au LRS de l’EPFL.
« En 2025, l’ensemble des batteries présentées au SNEC Storage à Shanghai étaient en LFP, signe que cette chimie s’est imposée comme la nouvelle norme », raconte Lionel Perret, responsable secteur énergies renouvelables chez Planair.
Repenser les tarifs de reprise pour soutenir le photovoltaïque
« L’adoption de nouveaux principes tarifaires représenterait un levier stratégique pour accélérer la transition énergétique, valoriser les productions locales et renforcer la résilience du système électrique national », assure Cécile Theumann, vice-présidente de l’ADER.
Le développement des énergies renouvelables, en particulier du photovoltaïque (PV), repose sur des conditions-cadres solides, parmi lesquelles le tarif de reprise de l’électricité injectée dans le réseau joue un rôle crucial. Ce tarif constitue un signal économique déterminant, capable de soutenir ou de freiner les investissements dans les installations solaires.
Depuis le 1er janvier 2025, la majorité des tarifs de reprise appliqués en Suisse sont indexés sur les prix de marché de référence. En 2024, ces prix s’établissaient à environ 3,5 centimes par kilowattheure (cts/kWh) en été et 7 cts/kWh en hiver, bien qu’ils aient été marqués par une forte volatilité. Toutefois, cette approche purement fondée sur les prix de marché néglige plusieurs éléments fondamentaux.
Premièrement, la valorisation des garanties d’origine (GO), qui attestent du caractère renouvelable de l’électricité produite, demeure insuffisante. Si certains distributeurs reconnaissent déjà cette valeur, il convient également de prendre en compte la part d’électricité autoconsommée, laquelle permet d’éviter le recours à une production d’origine fossile. Pour surmonter les contraintes administratives liées à cette reconnaissance, il serait judicieux de proposer l’introduction d’une plus-value forfaitaire de 4 cts/kWh sur l’électricité injectée, permettant ainsi de compenser indirectement l’autoconsommation.
Deuxièmement, la sécurité d’approvisionnement, enjeu stratégique majeur, varie selon la saison. En été, les enjeux concernent davantage la puissance et la gestion du réseau, ce qui ne justifie pas une valorisation supplémentaire. En hiver, en revanche, chaque kilowattheure injecté dans le réseau contribue significativement à la sécurité énergétique nationale, dans un contexte de réduction de la capacité nucléaire et d’incertitudes concernant les importations. L’application d’une plus-value spécifique à la production hivernale se justifierait donc pleinement.
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Enfin, puisque le prix de l’électricité constitue un signal économique fort pour les producteurs et les investisseurs, l’Association pour le Développement des Énergies Renouvelables (ADER) a élaboré une structure tarifaire intégrant trois dimensions
Une plus-value de 4 cts/kWh liée à la garantie d’origine, applicable toute l’année
Une plus-value « sécurité d’approvisionnement » de 4 cts/kWh, applicable uniquement en hiver
Une plus-value « signal économique » de 4 cts/kWh pour l’hiver.
Ainsi, le tarif total recommandé s’élèverait à 7,5 cts/kWh en été et à 19 cts/kWh en hiver.
Dès aujourd’hui, l'ADER appelle les fournisseurs d’électricité à réfléchir à cette nouvelle grille de prix et à la manière d’intégrer ces paramètres dans la fixation de leurs prix de reprise. L’adoption de tels principes tarifaires représenterait un levier stratégique pour accélérer la transition énergétique, valoriser les productions locales et renforcer la résilience du système électrique national.
Si une réflexion collective est nécessaire pour faire évoluer les modèles de rémunération en phase avec les enjeux climatiques et énergétiques actuels, il est aussi essentiel que les entreprises électriques prennent position sur ces propositions. La balle est désormais dans leur camp.
Fin novembre, une expertise mandatée par la Fondation Énergie affirme que la centrale nucléaire de Gösgen serait affectée par une faille sécuritaire depuis sa mise en service, en 1979. Le point avec le professeur Andreas Pautz et le chercheur Mathieu Hursin, deux spécialiste actifs au LRS de l’EPFL.
« En 2025, l’ensemble des batteries présentées au SNEC Storage à Shanghai étaient en LFP, signe que cette chimie s’est imposée comme la nouvelle norme », raconte Lionel Perret, responsable secteur énergies renouvelables chez Planair.
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