« La nouvelle logique pour le solaire consiste à maximiser l’autoconsommation »
Entretien avec Bryan Umana, cofondateur et COO de Solarsplit.
Les scientifiques du projet GlaMBIE estiment qu’entre le début du XXIe siècle et aujourd’hui, les glaciers ont perdu entre 2 % et 39 % de leur masse glaciaire à l’échelle régionale, et environ 5 % à l’échelle mondiale.
« Les glaciers sont des indicateurs remarquables de la variabilité du climat, et cela est tout particulièrement vrai pour ceux d’un massif aussi emblématique que celui du Mont-Blanc », rappelle Sylvain Coutterand, docteur en géographie, spécialiste de glaciologie et de géomorphologie.
Du 4 au 7 décembre 2025, les glaciers seront mis à l’honneur lors de la 9ᵉ édition du Festival international du film sur les glaciers. Organisée à la Maison des Arts du Grütli, à Genève, cette manifestation a pour objectif « de sensibiliser le grand public aux effets du changement climatique à travers la projection de films provenant de différents pays ». L'occasion était idéal pour republier les quelques points clés de cette étude de référence sur les glaciers.
Mise à jour d'une publication remontant au 26 février 2025.
Dans l’Extrême-Arctique, croiser la route d’un orque était autrefois un événement rare. Même pour le puissant épaulard, cette zone glacée de la planète représentait un danger trop grand, l’un des rares endroits où il n’osait pas s’aventurer. Mais avec le recul de la banquise, l’Arctique offre désormais de nouveaux terrains de chasse propices aux orques.
« Avec le retrait rapide de la banquise dans l’Arctique, les orques gagnent de nouvelles voies d’accès vers des régions comme la baie d’Hudson et l’Extrême-Arctique », explique Steve Ferguson sur le site Yale Environment 360. D’après ce scientifique du ministère des Pêches et des Océans, « aux côtés de l’ours polaire, ils sont devenus les principaux prédateurs de la région. »
« Dans un esprit de collaboration, nous avons analysé les forces et les faiblesses de chaque méthode et effectué les ajustements nécessaires afin de rendre les données comparables », explique Enrico Mattea, chercheur au Département des géosciences de l’Université de Fribourg.
La fonte des glaces n’a pas seulement un effet sur le niveau des océans, elle bouleverse également les écosystèmes marins. D’où la nécessité d’en suivre l’évolution de près. Jusqu’ici, les données étaient disparates et difficilement comparables. Pour y remédier, les scientifiques ont créé une alliance internationale, regroupée autour du projet GlaMBIE (Glacier Mass Balance Intercomparison Exercise).
« Dans un esprit de collaboration, nous avons analysé les forces et les faiblesses de chaque méthode et effectué les ajustements nécessaires afin de rendre les données comparables », résumait pour l’ATS Enrico Mattea, chercheur au Département des géosciences de l’Université de Fribourg.
D’après les membres du projet GlaMBIE, « nos résultats fournissent une base de référence plus précise, essentielle pour mieux comprendre les différences d’observation et calibrer les modèles. Cette avancée contribuera à réduire l’incertitude des projections pour le XXIe siècle. »
Parue dans la revue « Nature », leur étude ne se contente pas d’améliorer le suivi de l’évolution des glaciers : elle propose également une vision affinée de leur transformation au cours des deux dernières décennies (2000-2023).
En voici quelques éléments clés :

Ce vaste travail d’harmonisation des données constitue une avancée supplémentaire dans la compréhension de l’évolution du climat. Les premières conclusions de GlaMBIE devraient inciter les grandes puissances de la planète à une réflexion approfondie. Pourtant, la réalité est tout autre : ces derniers jours, on a pu assister aux premières dissenssions politiques autour du GIEC et de la publication de son septième rapport.
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