L'actualité en bref
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Entretien avec Mohamed Meghari, chef de la division efficacité énergétique à la Direction de l'énergie du canton de Vaud.
Selon Laurent Balsiger, « plus un politique est proche du terrain, plus il est même de saisir les problèmes et défis que posent le changement du climat ». Membre du Grand Conseil, il fut l'un des acteurs à l'origine de la nouvelle loi vaudoise sur l’énergie. Entretien
« Pour agir efficacement, les entreprises ont besoin de visibilité. Or les données historiques ne suffisent plus à anticiper les crises futures, poussant les sociétés à s’appuyer sur de nouvelles approches scientifiques plus prospectives », explique Julien Boucher, cofondateur d’Earth Action.
« Les conflits ont replacé les marchés de l’énergie au centre de l’attention, avec un regain d’intérêt pour les énergies fossiles. Sur le long terme, les gagnants pourraient toutefois bien se trouver ailleurs », avertit Benedict Fatio, responsable du marché francophone de DNB Asset Management.
« Les solutions de flexibilité sont aujourd'hui incontournables. Elles se heurtent toutefois à une difficulté structurelle : leurs coûts diminuent plus rapidement que les règles du marché n’évoluent », explique Xavier Blot, professeur associé à emlyon business school.
En baptisant leur première édition « Les parcs éoliens sortent de terre », les acteurs de la branche veulent afficher un certain optimisme malgré un contexte toujours compliqué pour la filière. Le point Benoist Guillard, président du Groupe romand pour l’énergie éolienne (GREE).
« Malgré les attentes, les discussions de fond n’ont pas pu commencer faute de modalités de fonctionnement du panel. Or en l’absence d’une instance internationale dédiée, la régulation des polluants demeure fragmentée », s'inquiète Henri Klunge, ingénieur chimiste et fondateur d'Alcane Conseils.
« Puisque notre part aux émissions mondiales de gaz à effet de serre n'est que d’un millième, nos efforts seraient condamnés à rester insignifiants. Cet argument exprime non pas un raisonnement logique, mais une attitude de défi et de déni », regrette René Longet, expert en développement durable.
Citant Nicholas Stern et son rapport sur l’économie du changement climatique, Dominique Bidou, l'auteur de « Recivilisation », rappelle que « l’action contre le réchauffement de la planète permet d’éviter des dépenses au moins cinq fois supérieures au coût initial ».
« Refuser d’agir aujourd’hui, c’est accepter demain des coûts bien plus élevés — qu’il s’agisse de dommages climatiques, de dépendance énergétique ou de perte de prospérité », alerte Pierrette Rey, porte-parole du WWF Suisse.
« Pour les PME et les TPE, qui constituent une grande majorité du tissu économique suisse, la transition n’est plus une simple option environnementale, mais une nécessité stratégique pour garantir notre prospérité », assure Christophe Barman, co-président national de la FSE.
« Lancée pour des motifs davantage électoralistes qu’écologiques, la revendication d’un fonds climat absorbant chaque année entre 5 et 10 milliards apparaît inutile, absurde, coûteuse et mal conçue », estime Pierre-Gabriel Bieri, responsable politique au service d’information du Centre Patronal.